« GRENZ-ECHO » Evelyne MERTENS Redakteurin
1 : Stéphane Denis Instructeur Krav Maga
« Tout le monde n’est pas accepté aux cours »
Stéphane Denis est militaire de carrière au sein de la caserne de Marche-en-Famenne. Depuis une dizaine d’années il pratique et enseigne le Krav Maga dans ses propres écoles ainsi qu’à l’armée et à la police.
Monsieur Denis, pourquoi le Krav Maga n’est-il pas un sport ?
Chaque sport à des règles qu’il faut respecter, le Krav Maga est un genre de combat rapproché et de self défense. Il n’y a pas de règles. Il s’agit de se sortir le plus rapidement possible d’une situation critique ou de survivre. Mais ma manière de l’enseigner est comparable à une séance de sport. Nous nous échauffons correctement et chaque participant doit au moins posséder un minimum de condition, ce qui n’est pas l’idée de base du Krav Maga.
Les techniques enseignées au Krav Maga peuvent-elles être employées à tord par des malfrats ?
Certainement, le danger que des élèves mal intentionnés utilisent le Krav Maga pour attaquer ou menacer d’autres personnes est possible, mais je veille à ce que seules les personnes qui me paresse correctes puissent participer aux cours. Je n’accepte pas n’importe qui et j’effectue une sélection dès le début des cours.
Qui participent à vos cours ?
Il y a une série de policiers qui suivent les cours, car la self -défense est un atout important dans leur métier. Il y en a d’autres qui dans le passé ont été victime de violences ou d’agressions comme certaines femmes ou adolescentes. Au Krav Maga ils apprennent qu’il existe des possibilités pour neutraliser un attaquant de force supérieure.
2: Un des principes de base du Krav Maga est d’employer le moins de force possible.
Par ce fait les personnes plus faibles ont une chance contre un ennemi plus fort physiquement.
3: Krav Maga (Hébreux : Combat contact) est un synonyme pour différents systèmes de défenses civils et techniques des forces spéciales israéliennes. Le fondateur du Krav Maga Imrich Lichtenfeld, né en Hongrie en 1910 qui vécu à Bratislava (aujourd’hui Slovaquie) enseigna pendant trente ans sa méthode de combat aux juifs pour ce défendre contre le racisme. Sa méthode fût efficace pour une survie au combat.
Les mouvements sont simples, cours et rapides. Même les personnes les plus faibles devaient être capables de se défendre contre celles plus fortes. Le Krav Maga fût instruit à l’armée Israélienne, la police et les forces spéciales. On leur apprit par exemple de se défendre contre les attaques au couteau, et comment venir à bout de deux agresseurs. Comme il s’agit de techniques d’auto-défenses pures, cette méthode n’est pas considéré comme un sport il n’existe donc pas de compétitions.
4: Le Krav Maga n’est pas un sport, il n’existe pas de règles.
Le Krav Maga ressemble à un sport de combat, mais il n’en est pas un. La différence décisive : Au Krav Maga il n’y a pas de règles. C’est de la self-défense et du combat rapproché en même temps.
Cela peut arriver à chacun d’entre nous de se faire agresser en pleine rue. Qu’il s’agisse d’un ou plusieurs agresseurs, avec ou sans armes, la victime se retrouve sans défense. Mais tout le monde ne doit pas l’être. Au Krav Maga on apprend avec des mouvements simples et efficaces à neutraliser l’agresseur. La différence physique ne joue pas vraiment un rôle. Même les personnes de corpulence plus faible peuvent grâce aux techniques du Krav Maga venir à bout d’un agresseur sensiblement plus fort.
Tous les moyens et coups sont permis.
Au départ le Krav Maga est la self-défense et le combat rapproché de l’armé Israélienne. Plus tard c’est la population civile qui reprend ces techniques explique Stéphane Denis, instructeur Krav Maga de Marche-en-Famenne. Le but est de se libérer le plus rapidement possible d’une situation critique en utilisant le moins de force possible. Pour cela les mouvements doivent être simples, courts et rapides. Stéphane Denis dirige cinq écoles en Belgique ainsi que diverses institutions à l’étranger. Quand nous lui avons rendu visite il y a quelques jours lors d’un entraînement dans la salle de basket-ball du complexe sportif de Wegnez-Pepinster, vingt cinq élèves s’entraînaient aux différentes formes de self-défense. Plusieurs suites de mouvements sont intensifiées pour qu’elles puissent au moment venu être mises en pratique. C’est ainsi que les participants apprennent à réagir sur des attaques inattendues, pour cela par exemple les lampes sont éteintes dans la salle. Par principe les situations sont les plus réalistes possible, et tous les moyens de défenses sont autorisés. En résumé un attaquant ne se tient pas non plus à des règles nous explique Stéphane Denis. La seule chose qui compte c’est l’efficacité. Le Krav Maga n’a rien à voir avec l’esthétique. Le combat à deux est entraîné au même titre que celui avec plusieurs agresseurs. L’attaque peut-être un coup de poing, un coup de pied, un étranglement ou autre comme attaque armée d’un bâton ou d’un couteau. En résumé toutes situations dans lesquelles on peut-être amené sont simulées.
Bâtons et couteaux rentrent en jeu.
Cela à peut d’importance que l’agresseur soit fort ou bien entraîner « les techniques de Krav Maga doivent donner la possibilité à chaque individu de se défendre » c’est ainsi que les femmes même les enfants ont une chance de se défendre. « Un autre principe est de rester en mouvement constamment ». Un agresseur n’attendra pas de voir ce qu’il se passe après avoir donner son coup, il continuera jusqu'à ce que sa proie soit K.O. Lors d’un entraînement beaucoup de suites de mouvements sont simulées par raison de sécurité. Cela vient du fait, de devoir toujours toucher la bonne place c'est-à-dire toucher le point sensible. Stéphane Denis organise régulièrement des stages où avec les protections adéquates les affaires y vont plus franchement. Ici aussi la devise persiste tout est permis, il n’y a pas de règles, comme dans la réalité.
André Sommerlatte de Kettenis à propos du Krav Maga.
5 : Le cerveau doit garder le contrôle.
Entre les plus au moins vingt cinq participants qui en moyenne s’entraînent deux fois par semaine se trouve aussi André Sommerlatte de Kettenis. Ce qui lui plait dans le Krav Maga, c’est qu’après plusieurs entraînements on maîtrise déjà plusieurs techniques de self-défense. « On ne doit pas comme dans beaucoup d’autres sports de combat apprendre pendant des mois une suite de coups imposés » dit André Sommerlatte à notre journal « Echo Frontalier ». De même qu’un entraînement dur fait du bien et me motive.
Le meilleur combat est et reste celui que l’on peut éviter.
André Sommerlatte participant aux cours.
Depuis deux ans André, 44 ans participe aux cours de Wegnez. Autrefois il s’est déjà intéressé aux sports de combats et de self-défense. En temps qu’adolescent j’ai boxé, plus tard j’ai pratiqué le Wing Tsun (Art martial Chinois). De par un ami je suis arrivé au Krav Maga. Même si après quelques cours les élèves peuvent déjà se défendre efficacement, le chemin d’une bonne maîtrise du Krav Maga est long. Pour cela l’entraîneur Stéphane Denis s’en occupe. L’homme de 38 ans n’est pas un inconnu dans le milieu national et international et place la barre haute pour tous ses protégés. « Stéphane a beaucoup de connaissances et sais comment se comporter dans des situations menaçantes. Il peut très rapidement neutraliser un agresseur le menaçant d’un révolver ou d’un couteau. Celui qui s’entraîne avec lui sait très vite dans quel jeu on joue dit André reconnaissant ». Toutefois personne ne doit se surestimer dans la réalité, même s’il maîtrise les techniques du Krav Maga, « Le meilleur combat reste celui que l’on peut éviter » dit André Sommerlatte. Dans le meilleur des cas on évite la confrontation et on prend la fuite. Si cela n’est pas possible on fait face à la situation. Il s’agit alors de conserver son sang froid et ne pas se laisser mener par les hormones ou les poussés d’adrénalines. La raison doit garder la main sur les émotions.
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